Laetitia Chapou

Monochrome

L’écorce évoque : elle évoque l'humeur, le noir reflet d'une nature qu'on dit « humaine » , elle allègue que subsiste, irréductible, une calcination constitutive de notre spontanéité, de notre empressement à vivre, de notre abandon aussi.

L' écorce est donc une sorte de reflet de la façade humaine… Le degré zéro de l'art n’est-il pas alors son étape la plus authentique ? Pourquoi, en effet, ne pas peindre les braises fantasmatiques de nos musées incendiés ?

Les écorces sédimentent une forme de mémoire, prisonnière du temps. L'écorçage consiste à travailler sur «l'avant-explosion », sur la distension entre le moment passé et le moment présent d’une même empreinte, sur l'intervalle du temps où ce qui est imminent n'a pas encore eu lieu : «essayer de capter l'avant de l'extase humaine »,

Isoler une écorce, c'est d'abord opérer un travail de dissociation, de déliaison, faire éclater des liens anciens et naturels, pour faire apparaître des liens nouveaux, pas moins profonds, mais façonnés par l'extase humaine : « un pas ou semblant d'abstraction vers une sorte de beauté universelle ».

Penser avec des écorces, c'est travailler l'idéalité d'une texture naturelle, c'est concrétiser, individuer un processus de pensée (l'écorce est « un moule de processus similaire » à cette extase humaine) .

Espace Saint Germain - Galerie Pierre Kleinmann

Tél. +33 (0)6 11 61 03 63

Du mardi au samedi

de 13h30 à 19h30

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